Rester solides, malgré les changements
Quelles sont les questions qui animent les radiologues ? Et comment réagissons-nous aux fluctuations du marché ? Un entretien sur les solutions pour des temps incertains.
Quelles sont les principales préoccupations qui ressortent actuellement de vos entretiens avec les cabinets et cliniques de radiologie ?
Christian Russmann : La question primordiale est celle du renforcement de la charge de travail qui exige des flux de travail et des solutions efficaces en lien avec une hausse des coûts. En d’autres termes : beaucoup de travail associé à une augmentation des coûts et le désir de confier au personnel des missions qui en valent la peine. Gagner plus de temps pour travailler au chevet des personnes et permettre un traitement de bonne qualité. Les exigences d’efficience se font d’autant plus entendre. Nos entretiens avec les directions des services informatiques révèlent que la pénurie de personnel spécialisé et le manque de temps jouent aussi un rôle toujours plus important. Certains clients vont jusqu’à nous demander de tout simplement leur fournir un logiciel et d’en assurer la responsabilité d’exploitation. Une chose réunit les informaticiens et les radiologues : ces deux spécialités veulent réduire la complexité de leur architecture logicielle et réduire le nombre de solutions pour une empreinte totale moindre.
Dr Axel Crasemann : Les médecins ont une demande concrète : ils ne veulent plus quitter le PACS [JP1.1]qui fait office d’outil centralisé. Et nous y apportons précisément une réponse. La consultation vidéo certifiée que nous avons intégrée à JiveX en est un exemple pratique et est disponible sous forme de prestation facturable ou non. Elle assure un net gain de temps et de confort, non seulement pour nous prestataires, mais aussi pour les patientes et patients qui ne doivent pas longuement patienter au cabinet après un examen et peuvent convenir au préalable d’un rendez-vous de consultation. Dans le cadre de l’échange entre consœurs et confrères, cette fonction permet alors de partager des données de patients via l’affichage à l’écran de JiveX HCM [JP2.1]– le Teams de la radiologie en quelque sorte.
L’environnement de travail direct évolue certes, mais le marché n’est pas en reste.
Russmann : Effectivement. On constate clairement que toujours plus d’investisseurs tentent de se faire une place sur le marché de la radiologie. En ce qui concerne les cabinets radiologiques, la tendance est aux reprises et à la création de chaînes de cabinets. Du côté des fournisseurs, on constate aussi une évolution car, et c’est mon hypothèse, les investisseurs pensent que les solutions intégrées sont les plus prometteuses en termes de croissance.
Comment VISUS y réagit ?
Russmann : Nous avons misé par tradition sur de solides partenariats et cela a porté ses fruits. Nous constatons maintenant que certains d’entre eux évoluent et en déduisons qu’il va falloir gagner le plus possible en indépendance – et surtout protéger nos clientes et nos clients des dépendances à l’égard d’un fournisseur. « Minimize your risk » (Minimisez votre risque), est la devise en ce sens et nous constatons que notre clientèle la comprend bien. À l’exception de la facturation, quasiment l’ensemble des fonctions du SIR peuvent effectivement être intégrées au PACS. Nous soutenons cette tendance par une solution qui prend systématiquement en charge le flux de travail, et ce indépendamment des fournisseurs de SIR. Le PACS est essentiel au diagnostic et à la prestation et peut si besoin aussi être mis à niveau vers un système HCM : une véritable plateforme permettant une prise en charge optimale des flux de travail de chaque utilisatrice et utilisateur. Images et informations accessibles – facilement et toujours disponibles, peu importe l’endroit et le moment.
M. Crasemann : Nos clientes et clients doivent aussi conserver leur flexibilité dans l’intégration de l’IA. Nous avons volontairement décidé de ne pas développer notre propre IA et de permettre à nos clientes et clients de faire leur choix : via la place de marché de notre partenaire MedeEcon Ruhr[JP3.1] où nous proposons des solutions sélectionnées avec soin et par le biais d’une architecture volontairement ouverte qui me permet en tant que médecin de procéder à un post-traitement exhaustif avec ma solution locale assistée par IA.
Sur quelle base les clientes et clients doivent-ils prendre leur décision ?
Russmann : Nous vivons une ère d’incertitude et d’insécurité. Je suis d’autant plus convaincu qu’il doit exister dans la vie des domaines qui donnent de la stabilité, notamment lorsqu’ils fonctionnent correctement. Et nos produits fonctionnent de manière remarquable et extrêmement stable. Sept jours par semaine, 24 heures sur 24.
M. Crasemann: L’exigence des années à venir se résume ainsi : la stabilité dans le changement. Alors que d’autres agissent de manière disruptive, nous avons fait le plein d’énergie pour introduire nos clientes et nos clients à ce nouveau monde de manière pertinente et progressive. Et c’est justement ce que l’on nous fait remonter à intervalles réguliers. Il ne s’agit pas de tout bouleverser du jour au lendemain. Les cliniques et cabinets ont besoin d’un partenaire qui les accompagne dans les années qui viennent jusqu’au PACS qui à un moment donné sortira tout seul de la prise. Nous travaillons actuellement à la concrétisation de cette promesse dans le cadre du projet « HALO » : une plateforme basée sur le cloud qui permet différentes approches de transformation et les scénarios d’utilisation les plus variés.